• (30-11-2004)

    Jamais, non plus jamais, je ne pourrai goûter

    A la douce caresse de l'astre solaire,

    A la chaleur enivrante de ses baisers,

    Un matin de printemps au bord du belvédère.

    Son aveuglante lueur n'a plus le pouvoir

    Que de meurtrir ma chair et de blesser mon âme

    Et je ne puis risquer de sortir, sauf le soir,

    Sans qu'il ne glisse en moi sa meurtrière lame.

    Ainsi donc nous sommes maudits moi et les miens...

    Privés de lumière plus que dans l'espace,

    Je peux sentir l'ombre insatiable en mon sein

    Dégénérant l'homme en bête, sanguinaire menace.

    Mesdames, fermez vos portes et cachez-vous,

    Car la nuit tombe déjà et je sens la faim.

    Si vous ne résistez, soyez à mon goût,

    Ce soir l'éternité croise votre chemin.


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  • (13-12-2004)

     

    Suis je trop fou ? suis je trop lâche.. ?
    Et que me valent ses attaches.
    Ses menottes à mes poignets
    Qui font de moi le prisonnier
    De ma déraison croissante
    La folie me guette rampante
    Un peu plus elle m'isole
    Contraint par cette camisole
    Je suis à bout, las et ivre
    Auncun autre choix que de ... vivre..


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  • (14-12-2004)

     

    J'ai pris du plaisir
    d'entre ses cuisses,
    J'ai pris du plaisir de ses caprices,
    Orifices lisses,
    Calices propices
    A des jeux de glisse
    A des jeux de vice..
    Délice. Supplice..
    Des lys qui plissent
    Et mon corps qui s'y hisse,
    Que j'en jouisse.
    Dans l'abysse .. dans l'abîme.
    De l'ivre S.
    Au beau M....


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  • (31-01-2005)

    Les années ont passé et tu as bien vieilli
    Tes traits se sont fanés et le regard terni
    Mais tu es toujours le même vieux loup
    Au fond, toujours le même vieux fou

    De ta tanière, tu regardes le monde
    La rage et le tonnerre qui grondent
    Hermite résolu, dans la chaleur moite
    Des murs desquels tu fais ta boite

    Mais ça et là pas de Pandore,
    Pas de clef .. perdu le nord.
    Le souvenir des années vertes
    Ou déja tu creusais ta perte.

    Déjà tu préférais aux nuits endiablées
    Retrouver ton ami et philosopher
    Un café une carabine quelques cassettes
    En dégommer de ta place chaque facette

    Rire du monde, de ses errances
    Se féliciter de notre chance
    Du goût exquis des récompenses
    Glanées, toujours, depuis l'enfance.

    Et puis tu as quitté ta ville
    Chacun s'est suffi d'être facile
    Pas de passion pas de Graal
    A poursuivre tant bien que mal

    Une vie douce et apaisante
    La femme rêvée était présente
    Les amitiés distantes sont mortes
    Certaines, rares, ont été assez fortes

    Tu ne t'es pas vraiment sacrifié
    C'était ton choix de te gâcher
    Tu ne sais pas courir pour le zèle
    Et tu ne voulais rien de plus qu'elle

    Salomé disait elle, elle sera Salomé
    Un nom plein de soleil qui s'accordait
    Si bien à l'origine du tien.. David
    Mais ces mots n'ont mené qu'au vide

    Elle est parti comme on s'envole
    Elle est parti comme on décolle
    Crachant alentour ses napalms
    Des maux te délivrant les Palmes

    Tu n'étais pas sur de tes sentiments
    Et tu le disais quelques jours avant..
    A ton ami inquiet du regard qui perlait
    Lorsqu'elle raccrochait l'air détaché

    "Tu l'aimes?" Demanda-t-il.. comme un frère
    Et toi de réfléchir pour ne rien taire
    "Je ne sais pas.. vraiment je ne sais pas
    Je me demande si l'habitude a pris le pas

    Mais je crois que je l'aime oui, je crois
    Et quand bien même je ne l'aimerais pas
    Jamais je ne la quitterai et je l'aimerai
    Du mieux que je peux, elle m'a trop donné"

    Compréhensif, son regard s'échappa...élégance
    De te laisser sécher d'un coup de manche
    Ce coeur qui tremblait au bord des cils
    Toute cette vie pendue à ce simple fil

    Qui cassa.


    Les années ont passé et tu as bien vieilli
    Tes traits se sont fanés et le regard terni
    Mais tu es toujours le même vieux loup
    Au fond, toujours le même vieux fou

    De ta tanière, tu cherches ta blonde
    D'amours en maîtresses tu vagabondes
    Amant de passage, dans la chaleur moite
    Des étreintes dont on te gâte

    Mais ça et là point encore,
    D'amour à perdre le nord.
    Aimeras tu à nouveau infidèle 'poète'?
    Donneras tu ce coeur que l'on te prête

    Et qui cassa.......


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  • (18-12-2004)


    J'ai gravé dans ma chair cette marque insolente,
    Qui sait me rappeler comme un songe vous hante,
    La chaleur de sa peau, le gout de ses baisers,
    Ses caresses incendiaires, ses messages enflammés..
    Et si la nostalgie ne survit en mon corps,
    Le cuir lacéré, lui, me rappelle à mon sort,
    A cette nuit fragile bercée par ses sourires,
    A mon être immobile devenu son empire.
    Mais sa griffe, traitrise, voulait gouter le sang,
    Comme un poignard s'habille d'un regard innocent.
    Chaque jour que Dieu fait, ou le soleil s'égare,
    Ses rayons ont l'effet, d'un prisme à mon regard,
    Et je puis en supplice, contempler à nouveau
    L'amère cicatrice stigmatisant ma peau.


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