• Parce que parfois j'ai les crocs

    (30-11-2004)

    Jamais, non plus jamais, je ne pourrai goûter

    A la douce caresse de l'astre solaire,

    A la chaleur enivrante de ses baisers,

    Un matin de printemps au bord du belvédère.

    Son aveuglante lueur n'a plus le pouvoir

    Que de meurtrir ma chair et de blesser mon âme

    Et je ne puis risquer de sortir, sauf le soir,

    Sans qu'il ne glisse en moi sa meurtrière lame.

    Ainsi donc nous sommes maudits moi et les miens...

    Privés de lumière plus que dans l'espace,

    Je peux sentir l'ombre insatiable en mon sein

    Dégénérant l'homme en bête, sanguinaire menace.

    Mesdames, fermez vos portes et cachez-vous,

    Car la nuit tombe déjà et je sens la faim.

    Si vous ne résistez, soyez à mon goût,

    Ce soir l'éternité croise votre chemin.


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